Luc 13:12
Le texte
Dans une synagogue, un jour de sabbat, se trouve une femme courbée depuis dix-huit ans, incapable de se redresser. Jésus enseigne. Il la voit, l'appelle, et lui adresse une phrase courte : « Femme, tu es délivrée de ton infirmité. » Il ne pose pas encore les mains sur elle. Il parle d'abord, et ce qu'Il dit est déjà accompli.
Le cœur
Remarquez l'ordre des verbes : Il la voit, Il l'appelle, Il parle. Elle ne demande rien. Elle ne peut probablement pas même lever les yeux vers Lui ; son horizon, depuis dix-huit ans, c'est le sol, les pieds des autres, la poussière. C'est Lui qui entre dans son champ de vision, pas l'inverse. Et le mot qu'Il choisit, dans le grec, est un parfait : tu as été déliée. Non pas « je vais te guérir », non pas « aie la foi », mais un constat portant sur quelque chose de déjà fait. Le verbe employé est celui qu'on utilise pour relâcher un prisonnier ou annuler une dette. Cette femme n'était pas seulement malade ; elle était tenue. Et voici que la corde est tombée avant même qu'elle ait compris qui parlait.
Le fil rouge
Dix-huit ans. Quelques versets plus haut, dix-huit hommes sont morts sous la tour de Siloé, et Jésus refuse d'en tirer un calcul de culpabilité. Ici, dix-huit années de dos plié, et de nouveau aucune enquête sur ce qu'elle aurait mérité. Le chiffre revient comme un poids que personne ne peut expliquer, et que Jésus n'explique pas non plus. Il le défait. Plus loin Il dira : « fille d'Abraham, laquelle Satan avait liée ». C'est là toute l'histoire du salut en miniature : Dieu avait promis à Abraham une descendance debout, libre, bénie ; l'ennemi la courbe vers la terre ; et le Fils vient, non pour discuter du problème du mal, mais pour redresser un corps, un seul, ce jour-là, dans une salle de province.
Le miroir
Il y a des choses dont nous avons cessé d'attendre la guérison. La douleur chronique qui a fini par former notre posture. Le mariage où l'on a appris à baisser la tête. La honte de trente ans qui nous a rendus incapables de regarder quelqu'un en face. Nous n'en parlons plus, nous ne prions plus pour cela ; nous nous y sommes ajustés, comme cette femme s'était sans doute ajustée à son angle de vision. Le texte ne promet pas que chaque dos se redresse cette année. Mais il dit que le Christ voit ce que nous avons renoncé à Lui montrer, et qu'Il peut parler le premier. Reste la question, ouverte : que ferions-nous s'Il nous appelait aujourd'hui par notre nom ?
Réflexion
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Questions fréquentes sur Luke 13:12
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Ce que la communauté partage sur Luke 13
Réflexions, prières et actions de grâce des lecteurs et de l'équipe de rédaction sur ce passage.
Ils viennent lui raconter l'horreur: « les Galiléens desquels Pilate avait mêlé le sang avec leurs sacrifices ». Du sang au milieu de l'offrande. On attend de lui une explication, un coupable, une leçon sur les autres. Jésus, lui, retourne la question vers ton cœur. Devant le malheur, que cherches-tu vraiment?
On menace Jésus de mort, et sa réponse tient en un calendrier: "je chasse des démons et j'accomplis des guérisons aujourd'hui et demain, et le troisième jour je suis consommé." Herode n'avance ni ne retarde rien. Et toi, qui règle ton pas? La peur voudrait te presser ou te figer. Lui continue de guérir, aujourd'hui, demain.
Merci, Seigneur, de voir celle que Satan avait liée depuis dix-huit ans et de l'appeler fille d'Abraham. Tu ne comptes pas les années perdues, tu délies. Merci de ne jamais remettre à demain ma libération.
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