Écouter avant de parler
Écoute et confiance
De courtes méditations pour se recueillir, tirées de passages bibliques dans Psaumes 5:3, Proverbes 18:13, Ecclésiaste 3:11 and Psaume 131:2.
☀ Moment du matin
Sois attentif à la voix de ma supplication, mon Roi et mon Dieu ! car c’est toi que je prie.
Psaumes 5:3
Dans l'ancien Israël, quand le sacrifice du matin montait sur l'autel, le prêtre disposait le bois, plaçait l'offrande avec soin, puis attendait que le feu fasse son œuvre. Rien n'était précipité. Tout était ordonné, posé, offert.
C'est cette image que David reprend. Sa prière du matin n'est pas un cri jeté en passant. Il la dispose, comme on prépare une offrande, morceau par morceau, devant Dieu.
Ce lundi commence peut-être avec une liste déjà trop longue dans la tête. Des tâches, des tensions, un agenda qui pèse. Avant que tout cela ne prenne toute la place, il y a un espace possible: déposer, une chose à la fois, ce qui vient. Le travail à faire. La personne difficile. La fatigue qui traîne depuis dimanche soir.
David ajoute un mot que l'on saute trop vite: « et j'attendrai ». Il ne bombarde pas le ciel puis passe à autre chose. Il attend. Il laisse à Dieu le temps de répondre à Sa manière, dans Sa journée.
Vous n'entrez pas seul dans cette semaine. Le Seigneur entend votre voix ce matin. Il a déjà pris place pour écouter.
Disposez, et attendez-Le.
Dédier cette journée →✦ Moment du midi
Répondre avant d’avoir entendu, c’est une folie et une confusion pour qui le fait.
Proverbes 18:13
Tu réponds trop vite.
Peut-être pas à voix haute. Mais dans ta tête, la réponse est déjà prête avant que le collègue ait fini sa phrase. Tu hoches la tête, tu attends la pause, tu places ton argument. Ce n'est pas de l'écoute, c'est de la stratégie.
Le Proverbe appelle cela une folie. Pas une maladresse, pas un petit défaut de communication. Une folie. Et une honte, ajoute le texte, pour celui qui fait ainsi.
Parce qu'au fond, répondre avant d'avoir écouté, c'est dire à l'autre qu'il ne compte pas vraiment. Ce qui compte, c'est ce que toi tu as à placer. Son histoire n'est qu'un tremplin pour la tienne.
Cet après-midi, tu vas retourner en réunion, ou croiser quelqu'un dans le couloir, ou décrocher un appel. Essaie ceci: écouter jusqu'au bout. Vraiment jusqu'au bout. Attendre trois secondes avant de parler. Poser une question au lieu de donner ton avis.
Dieu, Lui, écoute avant de répondre. Il connaît ton cœur mieux que toi, et pourtant Il laisse tes prières se déployer. Il te fait cet honneur.
Fais-le aussi, à ta petite mesure, cet après-midi.
Dédier cette journée →◐ Moment de l'après-midi
il a fait toute chose belle en son temps ; et il a mis le monde dans leur cœur, de sorte que l’homme ne peut comprendre, depuis le commencement jusqu’à la fin, l’œuvre que Dieu a faite.
Ecclésiaste 3:11
L'horloge tourne. L'après-midi s'étire, et quelque chose en toi reste inachevé.
Ce verset est étrange. Il commence par une promesse, tout est beau en son temps, puis il se referme sur une porte close. Nous portons l'éternité dans le cœur, mais nous ne pouvons pas la déchiffrer. Dieu a semé en nous un désir plus grand que notre compréhension.
C'est peut-être là ta fatigue de ce lundi. Pas seulement le travail, pas seulement les tâches à finir. Mais cette sensation sourde que tu ne vois qu'un fragment, jamais l'ensemble. Tu voudrais savoir pourquoi ce chemin-ci, pourquoi cette attente-là.
Le Prédicateur ne te console pas rapidement. Il ne dit pas que tu comprendras bientôt. Il dit que tu ne comprendras pas, du commencement à la fin. Et pourtant, tout est beau en Son temps.
Ceci n'est pas une contradiction, c'est une invitation. Renoncer à voir la carte entière. Faire confiance à Celui qui, Lui, la voit.
Cet après-midi, tu n'as pas besoin de tout saisir. Tu as besoin de rester dans le fragment qui t'est donné, sachant que Dieu tisse ce que tu ne peux pas encore lire.
Dédier cette journée →☾ Moment du soir
N'ai-je pas soumis et fait taire mon âme, comme un enfant sevré auprès de sa mère ? Mon âme est en moi comme l'enfant sevré.
Psaume 131:2
Sevré. C'est un mot étrange à trouver dans un psaume. Il évoque un petit enfant qui n'est plus au sein, qui ne réclame plus, qui ne pleure plus pour être nourri. Il est simplement là, contre sa mère, en paix.
David ne dit pas qu'il est comme un nourrisson affamé. Il dit qu'il est comme un enfant qui a appris à se reposer sans exiger. C'est autre chose.
Toute la journée, tu as probablement réclamé. Des réponses, du contrôle, des résultats, de la reconnaissance. Ton âme a tiré, tendu, insisté. C'est humain. Mais le soir est venu.
Ce soir, tu peux poser cela. Non pas parce que tout est réglé, mais parce que tu n'as plus besoin de porter le monde jusqu'à demain. Dieu ne te demande pas d'avoir compris ta journée. Il te demande de te blottir contre Lui.
Remarque que David dit : « j'ai soumis et fait taire mon âme ». C'est un choix, une décision douce. Une main posée sur son propre cœur agité.
Pose ta main. Respire. Sois cet enfant sevré ce soir. Sa présence suffit, même en silence.
Dédier cette journée →Lire ces passages dans la Darby
Touchez un passage pour lire le texte complet ici.
3Sois attentif à la voix de ma supplication, mon Roi et mon Dieu ! car c’est toi que je prie.
13Répondre avant d’avoir entendu, c’est une folie et une confusion pour qui le fait.
11il a fait toute chose belle en son temps ; et il a mis le monde dans leur cœur, de sorte que l’homme ne peut comprendre, depuis le commencement jusqu’à la fin, l’œuvre que Dieu a faite.
Envie d'aller plus loin ?
Pour chaque verset de ces méditations, vous pouvez obtenir une explication biblique approfondie avec le contexte, l'arrière-plan et l'application.
Commencer l'exploration