Hébreux 13:5
Le Texte
Deux ordres brefs, puis une raison. Que votre train de vie ne soit pas commandé par l'appât du gain ; contentez-vous de ce que vous avez maintenant, aujourd'hui, dans vos mains. Et voici le motif, qui n'est pas un raisonnement économique mais une parole de Dieu Lui-même, citée au présent : « Je ne te laisserai point et je ne t'abandonnerai point ». L'auteur ne dit pas que l'argent est mauvais, ni que la pauvreté est sainte. Il vise la conduite, la manière dont on marche, dépense, calcule, s'inquiète. Et il place derrière cette conduite non pas une règle mais une présence, celle d'un Dieu qui a juré de ne pas lâcher prise.
Le Cœur
Le mot que Darby rend par « avarice » désigne littéralement l'amour de l'argent, cette affection tournée vers ce qui ne peut pas aimer en retour. Le texte suppose donc que la cupidité n'est pas d'abord un vice budgétaire mais un vice relationnel : on se fie à ce qui ne parle pas, au lieu de Celui qui a parlé. Et remarquez la logique. L'auteur ne combat pas l'avarice par la menace ni par la honte, mais par une promesse de compagnie. Le contraire de l'avidité n'est pas la frugalité, c'est la confiance. Un homme qui sait qu'il ne sera jamais abandonné peut lâcher ce qu'il tient ; celui qui l'ignore serrera toujours le poing, même plein.
Le Fil Rouge
Cette promesse n'est pas neuve. Dieu l'a dite à Josué au moment où il devait entrer dans un pays qu'il ne possédait pas encore, sans Moïse, sans garanties. L'auteur des Hébreux la reprend telle quelle pour des chrétiens dépouillés de leurs biens, harcelés, tentés de se refaire une sécurité. Ce qui vaut pour un peuple sans terre vaut pour eux, et le verset suivant en tire la conséquence : « le Seigneur est mon aide et je ne craindrai point ». Plus loin, le chapitre dit pourquoi tout cela tient : « nous n'avons pas ici de cité permanente ». Le Christ Lui-même a souffert hors de la porte, sans place assurée. Nos possessions sont donc, au mieux, un campement.
Le Miroir
Soyez concret. Le contentement se mesure moins dans ce que vous donnez que dans ce que vous refusez : la promotion qui dévorera vos soirées, la comparaison avec la cuisine rénovée du voisin, le chiffre sur le relevé bancaire en dessous duquel vous cessez de dormir. Interrogez vos peurs plutôt que vos revenus. De quoi avez-vous peur de manquer à soixante ans ? Qui paie le prix de votre sécurité, votre conjoint, vos enfants, votre santé ? Et remarquez le mot « présentement » : vous n'êtes pas invité à vous contenter de l'avenir, mais du peu d'aujourd'hui. C'est plus dur, et plus libérateur. Celui qui vous accompagne ne vous a jamais promis un capital, seulement Sa présence, et Il ne reprend pas Sa parole.
Réflexion
Quelle somme, quelle sécurité ou quelle réussite devriez-vous perdre pour découvrir si vous croyez vraiment qu'Il ne vous abandonnera point ?
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Questions fréquentes sur Hebrews 13:5
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Ce que la communauté partage sur Hebrews 13
Réflexions, prières et actions de grâce des lecteurs et de l'équipe de rédaction sur ce passage.
Père, apprends-moi à ne pas oublier le bien que je peux faire aujourd'hui. Ouvre mes mains pour partager ce que j'ai reçu, même quand cela me coûte. Que ma façon d'aimer les autres devienne une offrande qui te réjouit.
Il ne t'est pas demandé d'imiter leur caractère ni leur style, mais leur foi. Et pour cela, regarde « l'issue de leur conduite », la façon dont leur course s'est achevée. Qui t'a annoncé la parole de Dieu et a tenu jusqu'au bout? Pense à cette personne aujourd'hui. Sa foi t'a été laissée comme un héritage.
Seigneur, tout bouge autour de moi, et parfois en moi aussi. Mais toi, tu restes le même, hier, aujourd'hui et pour toujours. Quand le sol tremble sous mes pieds, apprends-moi à m'appuyer sur toi, qui ne changes pas.
« Que l'amour fraternel demeure. » Remarque le verbe: il ne dit pas « commence », mais « demeure ». Cet amour existait déjà entre eux. Le danger n'était pas de ne jamais aimer, c'était de se lasser. Les années, les déceptions, les silences usent la tendresse. Et toi, qui as-tu cessé d'aimer sans jamais décider de t'arrêter?
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