Aggée 2
Explication et récit biblique pour âge primaire (7-12 ans)
L'explication
Nous sommes environ cinq cents ans avant la naissance de Jésus. Le peuple d'Israël est revenu d'exil, d'un pays étranger où il avait été emmené de force. À Jérusalem, tout est en ruine. Ils ont commencé à rebâtir le temple, la maison de Dieu. Mais le chantier avance mal, et surtout : ce nouveau temple n'a rien à voir avec l'ancien.
Dieu le sait. Alors Il fait parler le prophète Aggée, et Sa première phrase est une question presque douloureuse : « Qui est de reste parmi vous qui ait vu cette maison dans sa première gloire, et comment la voyez-vous maintenant ? N'est-elle pas comme rien à vos yeux ? » Les plus vieux se souviennent du temple de Salomon, avec son or, sa splendeur. Ils regardent ce petit chantier de pierres et ils ont envie de pleurer.
Dieu ne dit pas : « Mais non, ce n'est pas si mal. » Il dit trois fois : soyez forts. À Zorobabel le gouverneur, à Joshua le grand prêtre, à tout le peuple. Et Il donne la raison : « car je suis avec vous ». Il rappelle l'alliance, c'est-à-dire la promesse solide qu'Il a faite quand Il les a fait sortir d'Égypte, et Il ajoute que Son Esprit demeure au milieu d'eux. « Ne craignez pas. »
Puis vient une parole étonnante : Dieu va ébranler le ciel, la terre, la mer, toutes les nations. Et « l'objet du désir de toutes les nations viendra ». Cette maison sera remplie de gloire. L'argent et l'or Lui appartiennent, de toute façon. Et cette dernière gloire sera plus grande que la première. Dans ce lieu, Dieu donnera la paix.
Trois mois plus tard, Dieu pose une question aux prêtres, une question qui ressemble à une devinette sur la loi. Si quelqu'un porte de la viande sainte dans le pan de son vêtement et touche du pain avec ce vêtement, le pain devient-il saint ? Non, répondent les prêtres. Et si quelqu'un est impur parce qu'il a touché un mort, ce qu'il touche devient-il impur ? Oui, répondent-ils.
Aggée applique la leçon : la sainteté ne se transmet pas comme une odeur agréable, mais le mal, lui, se répand. Le peuple a longtemps négligé Dieu, et cela a tout contaminé, même leurs offrandes. Les récoltes ont été maigres : on cherchait vingt boisseaux, on en trouvait dix. Sécheresse, rouille, grêle. « Et aucun de vous n'est revenu à moi. »
Mais Dieu ne s'arrête pas là. Il marque une date, le vingt-quatrième jour du neuvième mois, le jour où les fondations du temple sont posées. Regardez bien, dit-Il. Le grenier est vide, la vigne et le figuier n'ont rien donné. « Dès ce jour-ci, je bénirai. » Et à Zorobabel, Il promet qu'Il le prendra comme un cachet, un sceau, l'anneau avec lequel un roi signait ses lettres, la chose la plus précieuse qu'il portait : « car je t'ai choisi ».
Qu'est-ce que cela signifie ?
Dieu ne demande pas au peuple de faire semblant que leur travail est magnifique. Il reconnaît que ce temple a l'air de rien. Ensuite Il dit : travaillez quand même, car Je suis avec vous. Ce n'est pas la beauté du chantier qui compte, c'est la présence de Dieu dedans.
Et il y a cette leçon dérangeante des prêtres : on ne devient pas pur en frôlant quelque chose de saint. Tu ne deviens pas croyant parce que tu es assis à côté de quelqu'un qui croit. Il faut revenir à Dieu Lui-même. Le mot que Dieu répète est justement celui-là : revenir.
Le fil rouge
« L'objet du désir de toutes les nations viendra. » Aggée ne dit pas de qui il parle. C'est un des endroits où le texte laisse une porte ouverte, et je ne veux pas prétendre tout savoir. Mais les chrétiens ont vite reconnu Jésus dans cette promesse : Celui qui est entré un jour dans ce même temple, sans or, sans armée, et qui a rempli la maison d'une gloire plus grande que celle de Salomon. Et la paix promise « dans ce lieu », c'est Lui qui l'apporte.
Zorobabel, le sceau choisi de Dieu, est de la famille de David. De cette même famille naîtra Jésus. Dieu garde Sa promesse à travers les siècles, même quand tout semble en ruine.
Pour toi
Il t'arrive peut-être de comparer : ta prière est moins belle que celle des autres, ta vie moins impressionnante, ta foi minuscule à côté de celle de ton grand-père. Dieu ne dit pas que ta comparaison est fausse. Il dit : sois fort, travaille, Je suis avec toi.
Et souviens-toi de l'anneau. Dieu ne choisit pas Zorobabel parce qu'il est fort. Il le choisit, et c'est cela qui le rend précieux.
Parlons-en
Pourquoi, à ton avis, Dieu commence-t-Il par reconnaître que le temple a l'air de rien, au lieu d'encourager tout de suite le peuple ?
Le mal se répand plus facilement que le bien, dit Aggée. Où vois-tu cela dans ta classe ou à la maison, et que peux-tu y faire ?
Prions ensemble
Seigneur, Tu vois ce qui, dans ma vie, ressemble à un chantier inachevé. Merci de dire : ne crains pas, Je suis avec toi. Rends-moi fort, et ramène-moi vers Toi chaque fois que je m'éloigne. Amen.
Questions sur Aggée 2
Des réponses courtes pour ceux qui découvrent ce passage.
De quoi parle Aggée 2 ?
Que dit Aggée 2 ?
Que nous enseigne Aggée 2 sur Dieu ?
Que peuvent apprendre enfants de Aggée 2 ?
Pourquoi Aggée 2 est-il un récit biblique important ?
Ce que d'autres ont découvert
Le second temple paraissait misérable à côté de l'ancien, et Dieu ne discute pas les mesures. Il rappelle autre chose: "mon Esprit demeure au milieu de vous; ne craignez pas." Ce qui tenait, ce n'était pas la beauté des pierres, mais une promesse vieille de l'Égypte, toujours vivante. Ce que tu bâtis te semble petit? Sa présence, elle, n'a pas rétréci.
Zorobabel rebâtit un temple modeste, entouré d'empires immenses. Et Dieu lui dit : « je renverserai le trône des royaumes, et je détruirai la puissance des royaumes des nations ». Ce qui t'écrase aujourd'hui paraît indestructible. Ce n'est pas le cas. Ce qui dure, c'est la main de Dieu posée sur toi.
« Considérez-le donc, dès ce jour et dorénavant, depuis le vingt-quatrième jour du neuvième mois. » Dieu marque une date. Pas le jour de la moisson, mais celui où l'on a posé la première pierre. Rien n'était encore visible, ni fruit ni récolte, et pourtant la bénédiction commençait déjà. Où en es-tu de tes fondations ?
Les anciens pleuraient: ce temple-là paraissait si pauvre à côté de celui de Salomon. Et Dieu répond: « L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit l'Éternel des armées. » Ce qui te manque ne lui manque pas. Il ne te demande pas de financer sa gloire, mais de bâtir avec ce que tu as, aujourd'hui.
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