Jérémie 31:16
Le texte
Juste avant ce verset, on entend un cri: Rachel pleure ses fils, et elle « refuse d'être consolée ». Ce n'est pas une tristesse polie, c'est le refus obstiné de celle qui a tout perdu et qui claque la porte à quiconque vient la calmer. Et c'est précisément dans cette pièce fermée que Dieu parle. « Retiens ta voix de pleurer et tes yeux [de verser] des larmes », dit-Il, non pas parce que la douleur serait déplacée, mais parce qu'Il ajoute aussitôt une raison: « il y a un salaire pour ton travail », et « ils reviendront du pays de l'ennemi ». La consolation n'arrive pas comme un mot doux, mais comme une nouvelle: les enfants perdus rentrent.
Le cœur
Le mot hébreu traduit par « salaire », sakar, appartient au monde du travail payé: le journalier qui tend la main le soir. Dieu ne dit donc pas que la souffrance de Rachel est belle, ni qu'elle avait un sens caché. Il dit qu'elle sera payée. Il se place Lui-même dans la position du débiteur qui reconnaît une dette envers celle qui a peiné et pleuré. Voilà ce qui est stupéfiant: le Dieu qui a laissé partir les enfants en exil se porte garant de leur retour. Il ne demande pas d'abord de comprendre, Il demande de cesser de pleurer sur la base de Sa parole seule. C'est une grâce qui n'explique rien et qui promet tout.
Le fil rouge
Ce verset a une histoire longue. Matthieu le reprend, avec le cri de Rachel, au moment du massacre des enfants de Bethléem: la douleur d'un peuple qui voit encore ses fils arrachés. Mais Matthieu cite l'endroit exact où Dieu promet le retour. Le fil rouge n'est donc pas « tout finit bien », c'est ceci: là où l'ennemi emmène, Dieu ramène. Et le seul Enfant qui échappe alors à Hérode descendra plus tard Lui-même « au pays de l'ennemi », dans la mort, pour en revenir. Le salaire promis à Rachel prend sa forme définitive dans une tombe vide. Ce n'est pas de l'allégorie forcée: c'est la même logique divine, portée jusqu'au bout.
Le miroir
Vous connaissez peut-être le refus de Rachel mieux que vous ne l'avouez. Le diagnostic tombé en janvier, l'enfant qui ne rappelle plus, le mariage qui s'est vidé sans bruit, l'emploi perdu à cinquante-deux ans. Et cette dureté secrète qui s'installe: je ne veux pas être consolé, parce que me laisser consoler reviendrait à dire que ce n'était pas si grave. Ce verset ne vous demande pas de minimiser quoi que ce soit. Il vous demande quelque chose de plus difficile: accepter d'être payé par Quelqu'un que vous soupçonnez d'avoir laissé faire. Refuser la consolation, c'est aussi une manière de garder le contrôle de sa douleur. Dieu vous la retire des mains, non pour l'effacer, mais pour en répondre Lui-même.
Réflexion
Quelle douleur gardez-vous soigneusement fermée, parce que vous craignez qu'être consolé revienne à déclarer qu'elle ne comptait pas?
Des livres chrétiens à découvrir
Des livres choisis avec soin, disponibles dans votre langue.
Ce récit intime de conversion invite le lecteur à contempler la grâce de Dieu qui transforme les cœurs les plus tourmentés.
Cette allégorie intemporelle éclaire chaque étape de la vie chrétienne, des combats aux joies célestes.
Les Fondements du christianisme
Lewis expose avec clarté et humour les vérités essentielles de la foi, affermissant l'intelligence et le cœur.
Ces lettres pleines d'esprit démasquent les ruses spirituelles quotidiennes et encouragent la vigilance dans la foi.
Un compagnon de méditation qui appelle à une intimité profonde et humble avec le Christ.
Faith.network earns a small commission on Kobo purchases made through these links, at no extra cost to you. It helps keep the studies free.
Questions fréquentes sur Jeremiah 31:16
Des réponses rapides aux questions les plus courantes sur ce passage biblique.
Que signifie Jérémie 31:16 ?
De quoi parle Jérémie 31:16 ?
Quel est le contexte historique de Jérémie 31:16 ?
Que nous enseigne Jérémie 31:16 sur le caractère de Dieu ?
En quoi Jérémie 31:16 reste-t-il pertinent aujourd'hui ?
Ce que la communauté partage sur Jeremiah 31
Réflexions, prières et actions de grâce des lecteurs et de l'équipe de rédaction sur ce passage.
Demain matin, le soleil se lèvera. Il n'a rien demandé, il n'a pas hésité. « Si jamais ces ordonnances s'éloignent de devant moi, dit l'Éternel, la semence d'Israël cessera aussi d'être une nation devant moi pour toujours. » Dieu accroche sa fidélité à ce que tu vois chaque jour. Ton cœur vacille, pas les étoiles.
« Éphraïm est-il pour moi un fils précieux, un enfant de mes délices ? » Dieu dit cela d'un peuple qui l'a abandonné. Et il ajoute : chaque fois qu'il doit le reprendre, il se souvient encore de lui, ses entrailles s'émeuvent. Tu penses que ta chute a éteint sa tendresse ? Elle la remue.
« Si les cieux là-haut peuvent être mesurés, et les fondements de la terre sondés en bas, alors moi aussi je rejetterai toute la semence d'Israël, à cause de tout ce qu'ils ont fait, dit l'Éternel. » Remarque bien: il n'oublie pas ce qu'ils ont fait. Il le nomme, et il reste quand même. Ton échec ne mesure pas son attachement. Va donc, essaie de compter le ciel.
Explorer ce passage à un autre niveau
Débutant, théologien, ou une autre longueur de lecture ? Ajustez les paramètres et générez votre propre version.
Ouvrir dans l'outil d'étude