Dieu ouvre un chemin impossible
Un chemin ouvert
De courtes méditations pour se recueillir, tirées de passages bibliques dans Actes 9:3-4, 1 Corinthiens 13:6-7, Josué 6:1 and Exode 14:21-22.
☀ Moment du matin
Et comme il était en chemin, il arriva qu’il approcha de Damas; et tout à coup une lumière brilla du ciel comme un éclair autour de lui; et, tombant à terre, il entendit une voix qui lui disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu?
Actes 9:3-4
La lumière la plus éblouissante de toute la Bible ne tombe pas sur un homme en prière, elle tombe sur un homme en chasse.
Saul marche vers Damas avec des lettres en poche, l'autorisation d'arrêter, d'enchaîner, de traîner devant les tribunaux ceux qui suivent Jésus. C'est un voyage de plusieurs jours, préparé, voulu, déterminé. Rien dans cette route ne laisse supposer qu'elle va s'arrêter net.
Et pourtant elle s'arrête net. Une lumière, une chute, une voix. Jésus ne dit pas: pourquoi persécutes-tu mon Église. Il dit: pourquoi me persécutes-tu. Il se tient Lui-même à la place de ceux que Saul traquait. Chaque coup porté contre un disciple, c'est Lui qui le reçoit.
De cette route interrompue naît l'apôtre qui portera l'Évangile jusqu'aux extrémités du monde connu. Celui qui entrait dans les maisons pour en arracher des croyants deviendra celui qui plantera des Églises de ville en ville.
Ce matin, en te préparant à rejoindre d'autres croyants, souviens-toi qu'aucune route n'est trop avancée pour que Dieu y entre. Il n'attend pas que tu te retournes de toi-même.
Aujourd'hui
Avant de partir, prends une feuille et écris le nom d'une personne que tu as discrètement classée dans la case impossible à changer. Pose ce papier bien en vue et dis à voix haute: Seigneur, ouvre-lui les yeux comme Tu as ouvert les miens.
✦ Moment du midi
il ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit avec la vérité ; il supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout.
1 Corinthiens 13:6-7
Une relation solide, dit-on, suppose qu'on sache ce qu'on a donné et ce qu'on a reçu. On garde la trace, par prudence, pour ne pas se faire avoir deux fois. Paul écrit à une Église qui faisait exactement cela: les croyants de Corinthe se traînaient devant les tribunaux les uns contre les autres, se comparaient sur leurs dons, et jusque dans leurs repas communs certains humiliaient ceux qui n'avaient rien à apporter. C'est à cette communauté fracturée, un dimanche de rassemblement raté, que Paul rappelle ce qu'est l'amour.
Le mot qu'il emploie pour dire que l'amour n'impute pas le mal est un terme de comptabilité. On l'utilisait pour tenir un registre, inscrire une dette, additionner un solde. Paul dit que l'amour refuse ce livre de comptes. Non pas qu'il soit aveugle au mal, il se réjouit avec la vérité, mais il ne transforme pas chaque blessure en créance à encaisser plus tard.
Aujourd'hui, l'Église se rassemble encore, comme à Corinthe. Et dans chaque assemblée, il y a des gens qui, sans le dire, tiennent encore des comptes avec un frère, une sœur, un conjoint. Ce texte ne demande pas d'oublier ce qui s'est passé. Il demande de fermer le registre.
Aujourd'hui
Prends une feuille maintenant. Écris le nom d'une personne dont tu gardes encore le compte intérieur, avec ce qu'elle te 'doit' selon toi, puis déchire la feuille et jette les morceaux.
◐ Moment de l'après-midi
*Et Jéricho était fermée, et avait barré [ses portes] devant les fils d’Israël ; personne ne sortait, et personne n’entrait.
Josué 6:1
Les murailles de Jéricho faisaient plusieurs mètres d'épaisseur, assez larges pour qu'on y bâtisse des maisons à même la pierre. Les portes étaient barrées de bois et de fer, verrouillées de l'intérieur. Dans la ville, l'air devait sentir la poussière et la peur, le silence tendu de ceux qui savent qu'une armée campe dehors, prête, mais encore immobile.
Jéricho ne s'était pas seulement fermée aux fils d'Israël. Elle s'était fermée tout court. C'est ce que fait la peur: elle verrouille, elle empile les pierres, elle appelle cela de la sécurité.
Et pourtant Dieu ne fait pas entrer son peuple par une brèche forcée. Il les fait marcher. Six jours, en silence, autour d'une ville qui les regarde faire sans comprendre. Pas d'épée levée, pas de bélier contre la porte. Seulement des pas, et des trompettes de corne de bélier portées par des prêtres, pas par des soldats.
Cela dérange, si on y pense vraiment. Pourquoi tant de patience pour abattre un mur ? Pourquoi ce détour silencieux, jour après jour, devant des gens qui doivent se moquer depuis leurs remparts ? Le texte ne l'explique pas. Il raconte seulement que le septième jour, au cri du peuple, la muraille est tombée sous elle-même.
Jéricho était la première ville du pays promis, le verrou posé entre le désert et l'héritage. Ce qui s'y est passé a donné le ton: on n'entre pas dans ce que Dieu donne par la force, mais par une obéissance qui attend son heure, même quand elle ne comprend pas encore pourquoi.
Aujourd'hui
Fais aujourd'hui, en silence, un tour à pied autour de ta maison ou de ton quartier, sans autre but que de remettre à Dieu ce qui, chez toi, ressemble à un mur fermé.
☾ Moment du soir
Et Moïse étendit sa main sur la mer : et l’Éternel fit aller la mer toute la nuit par un fort vent d’orient, et mit la mer à sec, et les eaux se fendirent ; et les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec ; et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche.
Exode 14:21-22
Laisse le bruit du jour redescendre, doucement, comme une respiration qui se calme.
Avant cette nuit-là, le peuple d'Israël était pris au piège. La mer devant eux, l'armée de Pharaon derrière eux. Pas d'issue visible. Juste la peur, et le sable, et les chars qui approchaient.
Et puis quelque chose a changé, mais pas en un instant. Moïse étend la main, et le vent d'orient souffle toute la nuit. Toute la nuit. Ce n'est pas un éclair de magie, c'est un travail long, patient, dans l'obscurité, pendant que le peuple attendait sans rien voir encore. Au matin, la mer était à sec, et les eaux formaient un mur de chaque côté, une protection autant qu'un chemin.
Ce passage a mis en route tout le reste: un peuple devenu libre, une histoire que chaque génération allait se raconter, une mémoire vivante que Dieu ouvre des chemins là où il n'y en avait pas. Ce dimanche soir, en refermant la journée, il y a peut-être une mer qui te semble fermée, une situation sans issue visible. Le texte ne dit pas que tout s'est réglé vite. Il dit que pendant la nuit, quelque chose avançait déjà.
Aujourd'hui
Prends une feuille. Écris le nom d'une chose qui te semble aujourd'hui comme une mer fermée devant toi. Pose-la près de ton lit et dis à voix haute: Seigneur, toi qui as ouvert un chemin, ouvre aussi celui-ci. Puis éteins la lumière.
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6il ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit avec la vérité ;
7il supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout.
1*Et Jéricho était fermée, et avait barré [ses portes] devant les fils d’Israël ; personne ne sortait, et personne n’entrait.
21Et Moïse étendit sa main sur la mer : et l’Éternel fit aller la mer toute la nuit par un fort vent d’orient, et mit la mer à sec, et les eaux se fendirent ;
22et les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec ; et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche.
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