La force qui naît de sa présence
Présence et force
De courtes méditations pour se recueillir, tirées de passages bibliques dans Luc 17:15-16, Deutéronome 5:14, Juges 6:12 and Romains 8:37.
☀ Moment du matin
Or l’un d’entre eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix ; et il se jeta sur sa face aux pieds de Jésus, lui rendant grâces. Et c’était un Samaritain.
Luc 17:15-16
Neuf hommes couraient déjà vers le prêtre, la peau neuve, le cœur plein d'une nouvelle qu'ils avaient hâte de crier à leur famille. Un seul s'arrêta en chemin, fit demi-tour, et revint vers Celui qui venait de changer sa vie.
Ces dix hommes étaient lépreux, donc exclus de la ville, de la famille, du temple. La loi leur imposait de garder leurs distances et de crier pour avertir les autres de leur impureté. C'est de loin qu'ils appellent Jésus. Et c'est en chemin vers le prêtre, celui qui seul pouvait officiellement déclarer un lépreux pur, qu'ils sont guéris. Dix reçoivent la guérison. Un seul revient dire merci, et Luc précise que c'est un Samaritain, un double exclu: lépreux et étranger méprisé.
Ce matin, cette scène pose une question simple: qu'est-ce que je fais une fois que la chose s'est produite? Les neuf ne sont pas de mauvaises personnes, ils obéissent même à ce que Jésus leur a demandé. Mais un seul relie le don à Celui qui donne, et c'est celui qu'on attendait le moins.
Il y a peut-être, dans ta semaine, une guérison discrète que tu n'as pas encore nommée devant Dieu: une tension dénouée, une nuit de sommeil retrouvée, une parole qui a porté. Jésus ne demande pas la reconnaissance pour Lui-même, Il la donne à celui qui revient.
Aujourd'hui
Avant d'ouvrir ton agenda, note une chose précise, petite ou grande, que Dieu a faite pour toi cette semaine, et dis-le à voix haute, comme une prière de remerciement.
✦ Moment du midi
mais le septième jour est le sabbat [consacré] à l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni ton étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi ;
Deutéronome 5:14
Personne ne demandait si ton bœuf était fatigué, sauf Dieu.
Dans le monde antique, le repos était un privilège de maître. Les puissants se reposaient, les autres travaillaient, point final. Mais ce commandement casse cette logique de haut en bas. Il ne dit pas seulement 'toi, tu te reposeras'. Il nomme ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, ton bœuf, ton âne, et même l'étranger qui travaille chez toi. Le repos n'est plus une faveur qu'on accorde si on en a envie, c'est un droit inscrit dans la loi, qui descend jusqu'au plus bas de l'échelle.
Le verset suivant explique pourquoi: Israël a été esclave en Égypte, sans jour de repos, sans dignité reconnue. Dieu a vu cela et l'a détesté. Le sabbat est Sa réponse. Un Dieu qui se souvient de ce que c'est que de travailler sans fin, et qui refuse que cela se reproduise sous Sa loi.
Ce midi, entre deux tâches, cela vaut la peine de se demander qui travaille sous ta responsabilité, et si cette personne a le droit de s'arrêter sans culpabilité.
Aujourd'hui
Envoie maintenant un message concret à quelqu'un qui travaille pour toi ou avec toi, pour lui dire de prendre vraiment sa pause aujourd'hui, sans interruption de ta part.
◐ Moment de l'après-midi
Et l’Ange de l’Éternel lui apparut, et lui dit : L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme.
Juges 6:12
On suppose que celui qu'on juge courageux se comporte déjà comme tel, que l'étiquette correspond toujours à ce qu'on voit. Gédéon fait exploser cette idée, accroupi dans une cuve à vin, poussiéreux, l'oreille tendue vers chaque bruit, battant son blé en cachette pour que les Madianites ne le repèrent pas.
Battre le blé se faisait normalement sur une aire ouverte, en haut d'une colline, là où le vent emportait la balle pendant qu'on lançait le grain en l'air. Gédéon fait ce travail dans une cuve creusée dans le roc, pensée pour fouler le raisin, sans vent, sans air, à l'abri des regards. Ce n'est pas de l'agriculture, c'est de la survie: il cache sa récolte parce que les Madianites pillent tout ce que les Israélites font pousser.
C'est précisément là, dans cette posture rétrécie par la peur, que l'Ange de l'Éternel s'assied et l'appelle vaillant homme. Pas un mot sur la cuve. Pas un mot sur la peur. Gédéon ne devient pas courageux parce qu'on le nomme ainsi, la question reste ouverte, elle le restera longtemps, jusqu'à ce qu'il sorte lui-même de sa cachette.
Cela laisse une question suspendue, et il ne faut pas se dépêcher de la fermer: que fait-on d'un mot qui ne correspond à rien de ce qu'on sent ou de ce qu'on fait en ce moment? Rien n'oblige à y croire tout de suite. Mais le mot a été dit, dans la cuve, avant toute preuve.
Aujourd'hui
Écris sur un papier une chose que tu fais en ce moment à l'abri des regards, par peur ou par honte, comme Gédéon son blé dans le pressoir, et dis-le à voix haute à une personne avant ce soir.
☾ Moment du soir
Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.
Romains 8:37
Pose les épaules. La journée peut se refermer maintenant.
Paul écrit cette lettre à des croyants de Rome qu'il n'a jamais rencontrés, mais il sait ce qu'ils traversent, ou ce qui les attend: la tribulation, la détresse, la persécution, parfois la faim ou le danger. Ce ne sont pas des mots abstraits pour lui. Juste avant, il vient de nommer ces épreuves une à une. Et c'est là, au milieu de cette liste dure, qu'il lâche cette phrase étonnante.
Le mot grec que Paul emploie pour 'plus que vainqueurs' ne se trouve nulle part ailleurs dans toute la Bible. Il invente presque le terme: non pas simplement vaincre, mais surmonter largement, comme une victoire qui déborde le combat lui-même. Et pourtant Paul ne dit pas 'nous vainquons par notre foi' ou 'par notre courage'. Il dit: par Celui qui nous a aimés. La victoire n'est pas une performance du soir qu'il faudrait encore réussir, elle vient d'ailleurs, d'un amour déjà donné.
Ce soir, tu portes peut-être une fatigue, une tension du travail, une inquiétude qui n'a pas de nom précis. Rien de tout cela n'a le dernier mot sur toi. Pas parce que tu as tenu bon, mais parce que quelqu'un t'a aimé jusqu'au bout.
Aujourd'hui
Prends une feuille ou ton téléphone, et écris une seule phrase: nomme la chose la plus dure de ta journée, puis ajoute ces mots, 'par Celui qui m'a aimé'. Relis-la une fois à voix basse avant de dormir.
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15Or l’un d’entre eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix ;
16et il se jeta sur sa face aux pieds de Jésus, lui rendant grâces. Et c’était un Samaritain.
14mais le septième jour est le sabbat [consacré] à l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni ton étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi ;
12Et l’Ange de l’Éternel lui apparut, et lui dit : L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme.
37Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.
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