Figure secondaire

Buzi, père d'Ézéchiel : un nom, un verset

Buzi n'apparaît qu'une fois dans la Bible, en Ézéchiel 1:3, comme père d'Ézéchiel. Ce que l'Écriture dit de lui, et tout ce qu'elle tait.
environ 606 av. J.-C. à 536 av. J.-C. · époque située selon la chronologie d'Ussher (1650)
Époque
The exile
Famille
Dans les Écritures
1 versets · 1 passages
Première et dernière

Un homme du temps de l'exil

Buzi (בּוּזִי) est un homme qui vit à l'époque de l'exil et du retour, une période située « environ 606 av. J.-C. à 536 av. J.-C. » selon l'époque située selon la chronologie d'Ussher (1650). Toute sa présence dans l'Écriture tient en un seul verset, Ézéchiel 1:3, et en une seule fonction : il est le père d'Ézéchiel. Aucun récit ne lui est consacré, aucune parole ne lui est attribuée, aucun acte n'est raconté. Il entre dans le texte par la porte étroite d'une filiation, et il en ressort aussitôt.

La seule mention : Ézéchiel 1:3

Voici le verset en entier : « la parole de l'Éternel vint expressément à Ézéchiel, le sacrificateur, fils de Buzi, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve Kebar ; et la main de l'Éternel fut là sur lui. » (Ézéchiel 1:3)

Tout ce que nous savons de Buzi se trouve dans ces quelques mots. Le verset ne s'intéresse pas à lui pour lui-même : il situe l'homme à qui la parole de l'Éternel est adressée. Ézéchiel y est identifié de trois manières, par sa charge (« le sacrificateur »), par son père (« fils de Buzi ») et par le lieu (« dans le pays des Chaldéens, près du fleuve Kebar »). Buzi appartient donc à la catégorie des noms qui servent à ancrer quelqu'un d'autre. Il est l'attache généalogique du prophète.

Il vaut la peine de remarquer ce que le texte attribue et à qui. C'est Ézéchiel qui est appelé « le sacrificateur » dans Ézéchiel 1:3, et c'est sur Ézéchiel que « la main de l'Éternel fut là ». Le verset ne dit rien de la charge de Buzi, rien de sa vie, rien de sa foi. Vouloir lui prêter davantage, c'est déjà quitter la page.

Une mention, non une scène

Il faut le dire franchement : il n'existe aucune scène de Buzi dans l'Écriture. Son unique occurrence, dans un seul livre, celui d'Ézéchiel, est une note de passage à l'intérieur de l'identification d'un autre. Pas de dialogue, pas de déplacement, pas de décision. Un lecteur qui cherche un épisode à méditer ne le trouvera pas ; il trouvera un nom porté par un verset qui parle d'un autre homme.

Cela n'est pas rien pour autant. Le récit ne commence pas dans le vide : il commence avec quelqu'un de situé, marqué par le lieu de l'exil, rattaché à un père nommé. La parole de l'Éternel vient « expressément » à un homme qui a une origine, une famille, une adresse au bord du fleuve Kebar (Ézéchiel 1:3). Buzi est la trace de cette origine.

Aucune faute rapportée, et aucune vertu non plus

L'Écriture raconte volontiers les échecs de ceux qu'elle nomme. Dans le cas de Buzi, elle ne raconte rien du tout : aucun péché ne lui est reproché, mais aucune fidélité ne lui est attribuée non plus. Le silence va dans les deux sens, et l'honnêteté demande de le reconnaître. Faire de Buzi un modèle de piété, ou le père qui aurait formé son fils, serait inventer un personnage que le texte n'a pas écrit. Ézéchiel 1:3 ne permet ni l'éloge ni le blâme.

Ce que nous ne savons pas

La liste des inconnues est plus longue que celle des certitudes. L'Écriture ne nomme pas les parents de Buzi. Elle ne lui donne ni tribu ni peuple. Elle ne dit pas où il est né, où il est mort, s'il a connu la déportation, s'il a vu son fils recevoir la parole de l'Éternel. Elle ne mentionne ni épouse ni autre enfant que celui qui est nommé dans Ézéchiel 1:3. Tout ce que l'Écriture consigne à son sujet tient dans un verset, et ce verset est une identification, non une biographie.

Ce vide mérite d'être laissé vide. Les traditions et les reconstructions qui remplissent ce genre de blanc ne viennent pas du texte, et le lecteur expérimenté gagne à les reconnaître comme telles. Dire « nous ne savons pas » est ici la seule fidélité possible.

Le poids d'un nom

Que reste-t-il alors de Buzi ? Un nom conservé dans le livre d'un prophète, associé dans la lettre même du texte à la venue de la parole de l'Éternel au pays des Chaldéens. Beaucoup d'hommes de cette époque n'ont pas même cela. Il est nommé une fois, et cette fois-là, il l'est au seuil d'un grand appel prophétique (Ézéchiel 1:3).

L'Écriture ne donne ici aucune suite à ce nom, et il serait malhonnête de lui en fabriquer une. Ce qui demeure est plus modeste et bien réel : un père nommé, un fils saisi par la main de l'Éternel, et un verset qui les tient ensemble au bord du fleuve Kebar.

Ezekiel 1:3
Chaque fait de cette page renvoie aux versets indiqués. La chronologie suit Ussher, Annals of the World (1650). Données sources : TIPNR, STEP Bible (CC BY 4.0).
Avertissement : Faith.network utilise des modèles linguistiques automatisés pour préparer les études bibliques et les méditations. Tout le contenu est généré à partir du texte biblique lui-même et vérifié chaque jour par un contrôle qualité automatisé et indépendant : des extraits aléatoires de chaque site linguistique sont évalués sur la fidélité aux Écritures, la citation littérale de la Bible, la langue et la clarté, et les résultats sont publiés sans modification. Malgré cela, aucune explication n'est infaillible et des erreurs peuvent se produire. Rien sur cette plateforme ne constitue un conseil professionnel, et aucun droit ne peut découler de son contenu. Confrontez toujours ce que vous lisez à la Bible elle-même, et utilisez Faith.network comme un complément à votre propre étude biblique, à la prière et à la vie d'une communauté ecclésiale locale, jamais comme un substitut. Notre Avertissement et nos Conditions d'utilisation complets s'appliquent. Voir nos contrôles qualité quotidiens

© 2026 Faith.Network. Tous droits réservés.

Faith.network est un ministère de Faith.network · KvK 84972599 · connect@faith.network

Grâce à nos partenaires
Entreprise ?