Matthieu 11:12
Le texte
Jésus vient de dire quelque chose d'énorme sur Jean : nul n'est plus grand parmi les hommes, et pourtant le plus petit dans le royaume le dépasse. Puis vient cette phrase abrupte : « depuis les jours de Jean le baptiseur jusqu'à maintenant, le royaume des cieux est pris par violence, et les violents le ravissent. » Un seuil a été franchi. Depuis que Jean a crié dans le désert, quelque chose s'est mis en mouvement qui ne va pas sans heurt : le royaume subit des coups, et il est saisi de force. Et le mot est bien celui-là, sans adoucissement : violence. Jean, d'ailleurs, parle depuis une prison.
Le cœur
Le verbe grec biazetai peut se lire des deux côtés, et c'est précisément ce qui le rend si juste ici. Le royaume est violenté : Hérode enferme le précurseur, les villes refusent de se repentir, la croix se profile. Et le royaume est pris d'assaut : des publicains, des lépreux, des aveugles se jettent dessus comme on se jette sur du pain. Voilà ce que dit ce verset sur Dieu : Son règne n'arrive pas comme une lente amélioration du monde, mais comme une effraction. Il force une porte. Et ce qui est forcé riposte. La grâce n'est pas douce au sens de inoffensive ; elle dérange des pouvoirs installés, et elle coûte quelque chose à ceux qui la reçoivent, non pas son prix, qui est payé, mais leur ancienne vie.
Le fil conducteur
Le verset suivant explique tout : « tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean. » Jean est la charnière. Depuis l'Éden jusqu'au désert de Judée, Dieu avait parlé par promesse, par alliance, par ombre : un peuple, une loi, un temple, des prophètes qui montrent du doigt un horizon. Avec Jean, l'horizon entre dans la pièce. Le royaume cesse d'être annoncé pour être offert, et c'est justement pour cela qu'il devient objet de conflit. On ne se bat pas contre une promesse lointaine ; on se bat contre une présence. Toute l'histoire du salut se resserre ici en un seul point : Celui qui vient est venu, et le monde va Le crucifier, et par cette violence-là précisément le royaume s'ouvrira. Ce n'est pas un accident du plan de Dieu. C'est sa forme.
Le miroir
Nous aimons une foi qui s'ajoute à notre vie sans rien y déplacer : un dimanche, une lecture le matin, un peu de paix intérieure. Ce verset refuse ce marché. Si le royaume se prend de force, alors quelque part il y a une porte que vous n'avez pas encore poussée parce qu'elle résiste. Ce peut être un budget que vous n'osez pas ouvrir devant Dieu, une habitude dont vous parlez à la légère depuis dix ans, un frère à qui vous ne téléphonez plus, un agenda qui a mangé vos enfants. Jean est en prison et doute quand même du bon côté : il envoie demander. Aujourd'hui, nommez à voix haute devant Dieu la porte précise que vous évitez, en une seule phrase, et demandez-Lui de la forcer.
Réflexion
Qu'est-ce qui, dans ma vie, résiste au royaume avec assez de force pour que je préfère ne pas y penser ?
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Questions fréquentes sur Matthew 11:12
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Ce que la communauté partage sur Matthew 11
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In Matthew 11 Jesus says: come to me, all you who are weary and burdened. Not come once you have recovered, not come when you try harder, but come right now. Grace is not a reward for those who make it, it is a hand for those who don't.
Après avoir donné ses ordres aux douze, Jésus ne s'assoit pas pour attendre leur rapport. « Il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes. » Il envoie, et il y va lui-même. Toi qui pries pour ceux qui servent au loin, as-tu remarqué que le Seigneur, lui, marche déjà dans ta rue?
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