Apocalypse 22:13
Le Texte
Après des chapitres de fracas, de trompettes et de sang, la voix qui parle n'annonce plus un événement : elle se nomme. « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi », vient-elle de dire, et Jean, le vieil homme assis sur son rocher de Patmos, tient encore son roseau. Puis la phrase tombe, sans image, sans bête, sans sceau : « Moi, je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. » Trois couples de mots, la première et la dernière lettre de l'alphabet grec, l'ouverture et la clôture de tout ce qui existe. Celui qui arrive n'est pas un intrus dans l'histoire ; Il en est les deux bords.
Le Cœur
Remarquez ce que cette phrase ne dit pas. Elle ne dit pas : je sais comment tout finira. Elle dit : Je suis la fin. Il y a là une différence que l'on sent dans le ventre. Un Dieu qui prévoit reste extérieur au temps, spectateur informé ; un Dieu qui est le commencement et la fin tient le temps comme on tient un vêtement par les deux extrémités. Et c'est Jésus qui parle ainsi, celui-là même qui, trois versets plus loin, se dit « la racine et la postérité de David ». Le charpentier crucifié prononce sur Lui-même le titre que l'Éternel réservait à Sa seule bouche. Tout l'enjeu du christianisme tient dans cette audace-là : l'Agneau égorgé est l'alpha.
Le Fil Rouge
Ce titre n'est pas neuf. Des siècles plus tôt, en exil lui aussi, un peuple humilié entendait l'Éternel dire par Ésaïe qu'Il était le premier et le dernier, et qu'en dehors de Lui il n'y a pas de Dieu. La formule servait alors à démolir les idoles de Babylone : elles ont un fabricant, donc un commencement, donc une fin. Lui, non. Voilà que la même voix résonne dans la bouche de Jésus, à la dernière page du Livre. Et regardez où le chapitre nous a conduits : un fleuve, un arbre de vie, plus de malédiction. Le jardin du début revient à la fin, mais habité cette fois par un trône. L'histoire ne fait pas un cercle ; elle fait un arc, et les deux extrémités reposent dans les mêmes mains percées.
Le Miroir
Nous vivons presque tous au milieu d'une phrase inachevée. Le dossier qui n'aboutira pas avant la retraite, l'enfant qui a claqué la porte il y a quatre ans, le corps qui décline plus vite que prévu, le compte en banque qui ne rattrapera jamais le retard. Notre angoisse profonde n'est pas de mourir, c'est que notre histoire s'arrête au mauvais endroit, en plein milieu, sans dernier mot. Cette phrase de Jésus ne promet pas que tout s'arrangera comme vous l'aviez prévu. Elle promet que le dernier mot ne sera pas prononcé par le cancer, ni par votre patron, ni par votre propre échec. Aujourd'hui : écrivez sur un bout de papier la seule chose que vous croyez définitivement inachevée dans votre vie, et lisez à voix haute au-dessus d'elle : « le commencement et la fin ». Puis gardez le papier dans votre poche jusqu'au soir.
Contexte
Patmos, vers la fin du premier siècle. Un caillou rocheux au large de l'Asie mineure, où Rome relègue les gêneurs. Dans les villes que Jean connaît, Éphèse, Pergame, Smyrne, on frappe des monnaies à l'effigie d'un empereur qui se fait appeler seigneur et dieu, et l'on parle de Rome l'éternelle, la ville sans fin. Les assemblées auxquelles Jean écrit sont minuscules : des tisserands, des affranchis, quelques familles aisées, réunies dans une arrière-salle, hésitant à participer au banquet de la corporation parce qu'on y verse une libation au génie de César. Dire « Moi, je suis le premier et le dernier » dans ce monde-là, ce n'est pas une méditation mystique. C'est une déclaration politique : votre empire a une date de naissance, donc une date de décès.
La Question
Deux versets plus haut, une phrase glace le sang : « que celui qui est injuste commette encore l'injustice ». Si Christ est le commencement et la fin, que fait-Il de ceux qui restent « dehors » au verset 15 ? Le texte ne cède rien. Il tient ensemble deux choses que nous voudrions séparer : une porte grande ouverte, « que celui qui a soif vienne », et une porte qui, un jour, ne s'ouvre plus. Je n'ai pas de système pour concilier cela, et je me méfie de ceux qui en ont un. Ce que je vois, c'est que la même bouche qui dit « je suis la fin » dit aussi « viens ». Tant que l'invitation résonne, la fin n'est pas encore tombée.
Le Détail
Alpha et oméga ne sont pas des chiffres, ce sont des lettres. Jésus ne dit pas : je suis le premier et le dernier événement. Il dit : je suis les deux bouts de l'alphabet, la matière même dont sont faits les mots. Entre alpha et oméga tient tout ce qui peut se dire en grec : les contrats, les insultes, les lettres d'amour, les décrets impériaux, et ce livre-ci que Jean vient d'écrire. Voilà pourquoi l'avertissement des versets 18 et 19 sur ce qu'on ajoute ou retranche n'est pas de la mesquinerie de copiste. Le Livre appartient à Celui qui est les lettres. Votre propre vie s'épelle avec Son alphabet, et vous n'en avez inventé aucune consonne.
Réflexion
Quel chapitre de votre vie vous semble condamné à rester inachevé, et qu'est-ce que cela changerait si la dernière ligne appartenait à Christ et non à vous ?
Qu'est-ce qui, dans votre quotidien, se comporte comme s'il était éternel : une institution, une dette, une réputation, une peur ? Que devient cette chose si elle a un alpha et donc un oméga ?
Des livres chrétiens à découvrir
Des livres choisis avec soin, disponibles dans votre langue.
Ce récit intime de conversion invite le lecteur à contempler la grâce de Dieu qui transforme les cœurs les plus tourmentés.
Cette allégorie intemporelle éclaire chaque étape de la vie chrétienne, des combats aux joies célestes.
Les Fondements du christianisme
Lewis expose avec clarté et humour les vérités essentielles de la foi, affermissant l'intelligence et le cœur.
Ces lettres pleines d'esprit démasquent les ruses spirituelles quotidiennes et encouragent la vigilance dans la foi.
Un compagnon de méditation qui appelle à une intimité profonde et humble avec le Christ.
Faith.network earns a small commission on Kobo purchases made through these links, at no extra cost to you. It helps keep the studies free.
Questions fréquentes sur Revelation 22:13
Des réponses rapides aux questions les plus courantes sur ce passage biblique.
Que signifie Apocalypse 22:13 ?
De quoi parle Apocalypse 22:13 ?
Quel est le contexte historique de Apocalypse 22:13 ?
Que nous enseigne Apocalypse 22:13 sur le caractère de Dieu ?
En quoi Apocalypse 22:13 reste-t-il pertinent aujourd'hui ?
Ce que la communauté partage sur Revelation 22
Réflexions, prières et actions de grâce des lecteurs et de l'équipe de rédaction sur ce passage.
« Oui, je viens bientôt. Amen; viens, Seigneur Jésus! » Remarque qui parle en premier: ce n'est pas l'Église qui réclame, c'est Lui qui promet. Notre prière n'est qu'un écho à sa parole. Tu n'as pas à inventer ton désir de Lui, tu le reçois. Et ce soir, dans ta fatigue, tu peux simplement répéter ces trois mots: viens, Seigneur Jésus.
Jésus, tu es l'étoile qui se lève quand la nuit me semble trop longue. Merci d'être venu jusqu'à moi, enraciné dans les promesses anciennes, fidèle encore aujourd'hui. Garde mes yeux tournés vers ta lumière, même quand je ne vois pas encore le jour.
Merci, Seigneur, de ne pas m'abandonner à ma souillure, mais de me donner encore aujourd'hui la grâce de pratiquer la justice. Toi qui dis « que celui qui est saint soit sanctifié encore », merci de poursuivre en moi cette œuvre jusqu'au bout.
Si quelqu'un ajoute à ces choses, Dieu lui ajoutera les plaies écrites dans ce livre." L'avertissement ne vise pas d'abord les copistes, mais nos coeurs. Combien de fois ai-je adouci une parole qui me dérangeait, ou ajouté une condition que Dieu n'a jamais posée? Sa Parole se reçoit, elle ne se retouche pas.
Explorer ce passage à un autre niveau
Débutant, théologien, ou une autre longueur de lecture ? Ajustez les paramètres et générez votre propre version.
Ouvrir dans l'outil d'étude