La fidélité de Dieu se révèle
Fidélité et promesse
De courtes méditations pour se recueillir, tirées de passages bibliques dans Jean 2:11, Genèse 18:19, Luc 15:28 and Luc 2:29-30.
☀ Moment du matin
Jésus fit ce commencement de [ses] miracles à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire ; et ses disciples crurent en lui.
Jean 2:11
Les serviteurs à Cana obéissent sans comprendre. Jésus leur demande de remplir d'eau des jarres de pierre, et ils le font, simplement parce que la mère de Jésus leur a dit de faire tout ce qu'il dirait. Ils ne savent pas encore ce que cette eau va devenir.
Ces jarres n'étaient pas des récipients ordinaires. Elles servaient aux ablutions rituelles, à la purification selon la coutume juive. Ce sont ces mêmes jarres, destinées à la loi et au rituel, que Jésus remplit de vin pour une fête de noces. Le premier signe de Jésus n'a lieu ni dans le temple ni devant une foule, mais dans la joie discrète d'un repas de mariage, là où le vin venait à manquer.
Seuls les serviteurs savent d'où vient le vin. Le marié reçoit les compliments d'un vin qu'il n'a pas produit lui-même. Beaucoup de bonnes choses dans une journée arrivent ainsi, sans que l'on sache toujours d'où elles viennent vraiment.
Ce signe dit quelque chose pour aujourd'hui. Jésus entre dans l'ordinaire, dans une fête, une pénurie, une tâche banale de porter de l'eau, et là, sans bruit, Il change ce qui semblait fini en abondance. Ce matin n'a peut-être rien d'extraordinaire à offrir, mais cela ne veut pas dire que Jésus en est absent.
Aujourd'hui
Remplis un verre d'eau ce matin et bois-le lentement, en pensant aux serviteurs qui ont obéi sans comprendre. Remercie Jésus à voix haute pour une chose ordinaire de ta journée qu'Il peut encore transformer.
✦ Moment du midi
Car je le connais, [et je sais] qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit à son égard.
Genèse 18:19
Dois-je le lui dire maintenant, ou puis-je encore attendre que la décision soit prise avant qu'il ne le sache ?
C'est la question que Dieu Lui-même se pose, debout près des tentes de Mamré, juste avant de descendre vers Sodome. Personne ne la Lui pose. Il se la pose à Lui-même, tout haut, avant d'agir : cacherai-je à Abraham ce que Je vais faire ? Ce n'est pas une hésitation. C'est un choix délibéré d'inclure un homme dans ce qui se prépare dans le ciel.
Dans le monde ancien, l'amitié se mesurait à cela : on n'était vraiment ami de quelqu'un que si on lui parlait avant d'agir, pas après. Garder quelqu'un dans l'ignorance, c'était le traiter comme un étranger. Dieu choisit de traiter Abraham comme un ami, pas comme un spectateur qui apprendra la nouvelle une fois tout accompli.
Et la raison qu'Il donne n'est pas sentimentale. Il connaît Abraham. Il sait que ce qu'Il lui confiera, Abraham le transmettra à ses fils, à sa maison, à ceux qui viendront après lui. Être mis dans la confidence crée une responsabilité, pas seulement un privilège.
Aujourd'hui
Quelqu'un, autour de toi aujourd'hui, attend d'être mis au courant d'une chose que tu retardes depuis ce matin. Avant la fin de cette pause, dis-la-lui, en personne ou par un message clair, sans l'adoucir ni la reporter encore.
◐ Moment de l'après-midi
Et il se mit en colère et ne voulait pas entrer. Et son père étant sorti, le pria.
Luc 15:28
Le bruit de la musique traverse les champs avant que ses pas ne s'arrêtent net sur le chemin. Des pieds qui dansent, des voix qui chantent, l'odeur du veau gras qui monte dans l'air du soir. Il ne franchit pas le seuil. Il reste debout dans la poussière, les mains encore calleuses du travail du jour.
On retient presque toujours la course du père vers le plus jeune fils, loin sur la route. On oublie qu'Il court une seconde fois, cette fois vers l'aîné, immobile dans le champ. Le texte le dit simplement: le père sort. Il quitte à nouveau la fête, Il quitte à nouveau sa place, pour venir vers celui qui refuse d'entrer.
Et là, le texte ne referme rien tout de suite. La colère reste posée sur la table, avec ces mots durs: toutes ces années à servir, sans qu'on tue jamais un chevreau pour moi. Rien n'est réglé par une phrase gentille. Le père reste dehors avec son fils qui boude, et la fête continue sans eux deux.
Qui es-tu, dans cette scène, debout dans le champ, à l'odeur de la fête qui te parvient sans que tu veuilles entrer? Peut-être pas celui qui est parti. Peut-être celui qui est resté, et qui compte.
Aujourd'hui
Écris sur un papier le nom d'une personne pour qui tu ressens une pointe d'injustice ou d'envie, parce qu'elle semble avoir reçu plus de grâce que toi. Puis pose la main sur une poignée de porte, n'importe laquelle, et dis à voix haute: Père, je veux entrer.
☾ Moment du soir
Maintenant, Seigneur, tu laisses aller ton esclave en paix selon ta parole ; car mes yeux ont vu ton salut,
Luc 2:29-30
Un vieil homme tient un nourrisson dans ses bras. Ses mains tremblent un peu, ses yeux ne voient plus très clair, mais il reconnaît ce qu'il tient. Cela faisait des années qu'il venait au temple, jour après jour, attendant quelque chose qu'on lui avait promis sans qu'il sache quand cela viendrait.
Siméon était un homme juste, pieux, qui attendait la consolation d'Israël. L'Esprit lui avait assuré qu'il ne mourrait pas avant d'avoir vu le Messie. Ce jour-là, Marie et Joseph apportent leur premier-né au temple, selon la coutume. Siméon le prend dans ses bras et parle enfin.
Il ne demande rien de nouveau. Il demande à partir. Toute son attente trouve sa fin non dans une explication, mais dans un visage d'enfant contre sa poitrine. Ses yeux ont vu, cela suffit, il peut lâcher.
Ce chant donne des mots à ce moment précis où une journée, ou une attente, peut enfin se refermer sans regret. Pas parce que tout est accompli dans le monde, mais parce que ce qui devait être vu a été vu, ce qui devait être reçu a été reçu.
Aujourd'hui
Ce soir, pense à ce que tu as porté aujourd'hui sans le poser, une inquiétude, une tâche inachevée, une personne qui t'occupe l'esprit. Prononce à voix haute, pour toi-même : maintenant, Seigneur, tu laisses aller ton serviteur en paix. Puis pose vraiment la chose, les mains ouvertes, et laisse la soirée commencer.
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11Jésus fit ce commencement de [ses] miracles à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire ; et ses disciples crurent en lui.
19Car je le connais, [et je sais] qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit à son égard.
28Et il se mit en colère et ne voulait pas entrer. Et son père étant sorti, le pria.
29Maintenant, Seigneur, tu laisses aller ton esclave en paix selon ta parole ;
30car mes yeux ont vu ton salut,
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