Explication biblique

Jean 10

Bible
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Le texte

Le chapitre commence sans respiration après l'exclusion de l'aveugle guéri : ceux qui viennent de jeter cet homme dehors s'entendent dire que celui qui n'entre pas par la porte de la bergerie « est un voleur et un larron ». Jésus Se présente alors comme la porte et comme le bon berger, celui qui appelle Ses brebis par leur nom et met Sa vie pour elles, y compris pour « d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ». Puis, quelques mois plus tard, à la fête de la Dédicace, en hiver, on Le presse : « Si toi, tu es le Christ, dis-le-nous franchement. » Sa réponse, « Moi et le Père, nous sommes un », remplit les mains de pierres, et Il repart au-delà du Jourdain, là où tout avait commencé.

Le cœur

Le mot décisif n'est pas « berger » mais « propres ». Jésus parle de « ses propres brebis », de celles « à qui les brebis appartiennent en propre », et cette possession n'est pas une propriété de marchand mais une connaissance réciproque : « je connais les miens et je suis connu des miens, comme le Père me connaît et moi je connais le Père ». Le salut est donc décrit ici comme une appartenance, pas d'abord comme un statut juridique. Et cette appartenance coûte : le berger ne défend pas le troupeau en écartant le loup, mais en mettant sa vie. Le contraste avec le voleur est brutal. L'un vient prendre la vie, l'autre vient donner la Sienne pour qu'elles aient la vie « en abondance ».

Le fil rouge

Tout ce discours est un commentaire d'Ézéchiel 34, où Dieu accuse les bergers d'Israël de se paître eux-mêmes, de laisser les brebis se disperser et devenir la proie des bêtes, et où Il annonce : « moi-même je paîtrai mes brebis ». Ce n'est donc pas un simple portrait pastoral attendrissant. Jésus prend la place que Dieu Se réservait dans cette promesse ; voilà pourquoi le chapitre finit avec des pierres. La suite d'Ézéchiel promettait aussi un seul troupeau réuni sous un seul berger, et Jésus élargit : « j'ai d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ». Ce que la prophétie n'avait pas dit, Il l'ajoute : ce berger-là mourra. Le rassemblement se fera par Sa vie posée.

Le miroir

La question n'est pas seulement de savoir si vous suivez le bon berger, mais si vous êtes parfois l'homme à gages. Le mercenaire n'est pas un méchant, il est simplement quelqu'un pour qui les brebis ne sont pas les siennes : « il ne se met pas en souci des brebis ». Cela se reconnaît le jour où le loup arrive, quand accompagner quelqu'un devient coûteux, salissant, chronophage. L'ancien qui évite le conflit dans une famille en crise, le responsable de jeunes qui préfère l'ambiance à la vérité, le parent qui délègue la foi de ses enfants à l'Église : tous fuient sans claquer la porte. Et remarquez l'autre miroir : « Jusques à quand tiens-tu notre âme en suspens ? » Nous réclamons souvent une clarté que nous avons déjà reçue et refusée.

La question

Le verset 26 ne se laisse pas adoucir : « vous ne croyez pas, car vous n'êtes pas de mes brebis ». L'ordre est inversé par rapport à notre logique. Nous voudrions lire : vous n'êtes pas mes brebis parce que vous ne croyez pas. Jean écrit l'inverse, et ajoute : « Mon Père, qui me les a données ». Faut-il donc appartenir avant de croire ? Le texte le laisse ouvert et ne s'excuse pas. Il ne dit nulle part que quelqu'un a voulu entrer et s'est vu refuser ; au contraire : « si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ». Les deux affirmations coexistent sans être réconciliées. Ce que Jean nous refuse, c'est le confort d'un système ; ce qu'il nous donne, c'est une main dont personne ne peut nous arracher.

Le personnage principal

Le Jésus de ce chapitre est étonnamment souverain et étonnamment exposé. Souverain : « Personne ne me l'ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ». Sa mort n'est pas un accident subi mais un acte accompli, un commandement reçu du Père et librement embrassé. Exposé : on Le dit possédé et fou, on Le cerne dans le portique de Salomon, on lève des pierres, on cherche à Le prendre. Et pourtant, au milieu de cette pression, Il continue d'argumenter, Il propose même un critère à Ses adversaires : « croyez les œuvres ». Puis Il Se retire au-delà du Jourdain. Ce retrait n'est pas une fuite de mercenaire, c'est le berger qui choisit l'heure où il posera sa vie.

Le détail

La citation du Psaume 82 semble un tour d'adresse rabbinique : « Moi j'ai dit : Vous êtes des dieux ». En réalité, elle est la pointe du couteau. Dans ce psaume, Dieu Se lève au milieu des juges d'Israël, les appelle « dieux » parce que Sa parole leur a été confiée, puis les condamne parce qu'ils n'ont pas défendu le faible et l'orphelin, et leur annonce qu'ils mourront comme des hommes. Jésus la cite à des hommes qui viennent d'expulser un mendiant aveugle. Le raisonnement n'est donc pas seulement logique, il est accusateur : vous portez le titre, vous n'avez pas fait l'œuvre. Et Il ajoute cette parenthèse qui vaut tout un traité : « l'écriture ne peut être anéantie ».

Réflexion

Où, concrètement, ai-je agi cette année comme un homme à gages envers quelqu'un que Dieu m'avait confié ?

Quelles voix reconnais-je si bien que je les suis sans réfléchir, et laquelle de ces voix n'est pas celle du berger ?

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Questions fréquentes sur John 10

Des réponses rapides aux questions les plus courantes sur ce passage biblique.

Que signifie Jean 10 ?
Le chapitre commence sans respiration après l'exclusion de l'aveugle guéri : ceux qui viennent de jeter cet homme dehors s'entendent dire que celui qui n'entre pas par la porte de la bergerie « est un voleur et un larron ».
De quoi parle Jean 10 ?
Tout ce discours est un commentaire d'Ézéchiel 34, où Dieu accuse les bergers d'Israël de se paître eux-mêmes, de laisser les brebis se disperser et devenir la proie des bêtes, et où Il annonce : « moi-même je paîtrai mes brebis ». Ce n'est donc pas un simple portrait pastoral attendrissant.
Quel est le contexte historique de Jean 10 ?
Le verset 26 ne se laisse pas adoucir : « vous ne croyez pas, car vous n'êtes pas de mes brebis ». L'ordre est inversé par rapport à notre logique. Nous voudrions lire : vous n'êtes pas mes brebis parce que vous ne croyez pas. Jean écrit l'inverse, et ajoute : « Mon Père, qui me les a données ».
Que nous enseigne Jean 10 sur le caractère de Dieu ?
La citation du Psaume 82 semble un tour d'adresse rabbinique : « Moi j'ai dit : Vous êtes des dieux ». En réalité, elle est la pointe du couteau.
En quoi Jean 10 reste-t-il pertinent aujourd'hui ?
Quelles voix reconnais-je si bien que je les suis sans réfléchir, et laquelle de ces voix n'est pas celle du berger ?
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Prière Éditorial le verset 39

Seigneur, ils ont voulu te saisir, et tu es passé au milieu d'eux. Rien ni personne ne peut arrêter ton œuvre. Quand les mains se referment sur moi, quand la pression monte, apprends moi à te faire confiance, toi que rien ne retient.

Réflexion Éditorial le verset 5

« Mais elles ne suivront point un étranger, mais elles fuiront loin de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »

Ce qui protège la brebis, ce n'est pas sa force, c'est sa familiarité avec une voix. Elle fuit non par méfiance calculée, mais parce que ce timbre ne lui dit rien.

Et toi, passes-tu assez de temps auprès de lui pour reconnaître sa voix quand une autre t'appelle ?

Merci Éditorial le verset 10

Merci, Jésus, d'être venu afin que nous ayons la vie, et que nous l'ayons en abondance. Merci de garder mon cœur là où le voleur veut voler, tuer et détruire. Ce matin encore, je respire, j'espère, je vis, et c'est ton don.

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